Des maths (mais pas seulement) pour mes élèves (et les autres).

mardi 19 janvier 2016

Une récompense Duduement méritée !

Les Dudu ont été récompensés au forum des enseignants innovants et je ne le savais même pas !!!


Voilà vraiment un prix mérité. 

BRAVO !!!

maintenant, j'ai plus le son...

J'ai fini la réunion parents profs avec peu de voix ; ce matin, je n'en ai pas du tout. Rien de rien. Je devais animer une formation... Ce sera sans moi (je ne peux même pas animer en langue des signes : je n'ai plus qu'un bras valide !).

Alors bon, je vais appeler le médecin :
http://misspadsouci.blogspot.fr/2011/02/blog-post.html

C'est quoi, un "bon" problème ?

J'ai posé cette délicate question à mes élèves de sixième la semaine dernière. Ils doivent élaborer des problèmes épistolaires : ils rédigent des problèmes, les mettent en forme et les illustrent, et nous allons les envoyer à une classe de CM1-CM2 pour qu'ils planchent dessus. Ensuite, mes élèves corrigeront les réponses que nous aurons reçues et étudieront les remarques pour en élaborer de "meilleurs" encore.

Voici la liste sur laquelle mes loulous sont tombés d'accord :


Je n'ai rien ajouté ni enlevé.

Je trouve cette liste pas mal du tout. Selon moi, un problème remplit son office lorsque
  • les élèves parviennent à s'en emparer 
"on arrive à chercher", "il faut que la consigne soit claire" montrent l'importance d'être explicite,
"il ne faut pas qu'il y ait trop de questions" traduit que tâche complexe ne signifie pas consigne fleuve, sinon gare au découragement
  • les élèves doivent élaborer des stratégies  
"la solution ne vient pas toute seule", premier critère énoncé par les élèves. Un "bon" problème résiste. Certains ont même formulé l'idée que trouver "trop vite" n'apporte aucune satisfaction.
  • Les élèves auront intérêt, ou l'occasion de réinvestir ces stratégies par la suite
"On apprend des choses en le faisant". Les élèves n'aiment pas travailler sans bénéfice, et ils ont bien raison.

Restent "il y a des dessins et des couleurs", avis que je partage même si ce n'est en rien une obligation pédagogique. Et puis "il faut que la consigne contienne plus de trois lignes", qui m'interroge : est-ce parce qu'un problème très court est souvent facile, ou au contraire plus compliqué, par expérience ?

dimanche 17 janvier 2016

Marron, c'est pas bon ?

Une collègue m'a signalé cet épisode de Parents, mode d'emploi. Bon, c'est caricatural, mais cela m'a fait rire, car en effet les codes couleurs peuvent conduire à ne plus rien comprendre, en particulier si on les attribue comme on met une note ou si on les multiplie (de la même façon qu'une note ne veut pas dire grand chose et varie d'un enseignant à l'autre, parfois de façon extrême).
Quant à la réaction parentale conseillée, les mots choisis sont très Education Nationale...


Ca m'a rappelé ce dessin humoristique :

et ça, c'est un peu ce que j'ai fait ici, avant de comprendre que c'était dépourvu de sens.

La faute à π

En corrigeant une devoir maison de mes élèves de troisième, j'ai été frappée par la proportion d'entre eux qui n'écrivent pas ceci :


Mais plutôt ceci :



Ils sont ainsi 20 sur 24 (puisque deux élèves ne mont pas rendu leur devoir et que deux étaient absents...) à ne pas avoir écrit l'unité après le résultat numérique du volume.

Pourquoi, alors que dans le reste du devoir les unités figurent bien dans les réponses, et que c'est aussi le cas dans l'évaluation ? Quelques copies m'éclairent peut-être :

Cet élève a eu le bon réflexe, mais il a barré l'unité. Cela indique bien que ce n'est pas un oubli, mais une action délibérée. Il a trouvé préférable de ne pas faire figurer cm3 .

Celui-ci a donné la valeur approchée directement, alors que la consigne demandait la valeur exacte. Mais du coup, il a bien fait figurer l'unité. Le réflexe est acquis sur des décimaux.

L'unité ne figure à nouveau pas sur la valeur exacte, mais une unité (qui ne correspond pas au type de grandeur étudié, un volume) est associée à une valeur approchée (par ailleurs notée comme exacte, puisque c'est le symbole "=" qui est écrit.

Je ne vois qu'une solution : c'est la faute à π. Je pense que les élèves sont gênés d'écrire π et cm3 à la suite. Reste à les interroger sur la raison profonde de cette auto-censure :
  • π n'est pas un nombre, mais un ovni et je ne sais trop quoi en faire ?
  • π est un symbole et cm3 aussi ; je n'écris pas deux symboles à la suite ?
  • π est une unité ?
  • π n'existe pas, les cm3 oui, donc je ne peux pas les juxtaposer ?
Tout ça fait froid dans le dos, et en même temps c'est bigrement intéressant.
Lundi, je leur demande. Et on en discute.

samedi 16 janvier 2016

La guest-star du weekend

Chose promise, chose due. Ne serait-ce qu'en honneur des délicieuses gaufrettes de la grand-mère de la dessinatrice :

Samedi, c'est la folie

Voilà, j'ai fini de corriger deux paquets de copies. J'ai préparé les documents pour la réunion parents-profs de lundi. Il me reste les travaux de mes étudiants, et deux autres paquets de copies. Pour les travaux facultatifs, on verra plus tard. Ah oui, une petite interro à préparer, aussi. Et un plickers, et une petite dizaine de mails à traiter.

Faudra aussi faire le ménage.

Comment c'est trop bien, le weekend...

J'exagère : je suis sortie deux fois en ballade. Une fois pour acheter des chasses d'eau et une fois pour aller retirer les courses de la semaine au drive. L'aventure !