Cela me rappelle ce que m'a dit un collègue au pot de fin d'année, alors que nous attendions les résultats du bac, du bac de français et du brevet pour nos enfants : " Oh tu sais, ton fils même si il a de mauvaises notes en français ce n'est pas grave : c'est un bon scientifique, et puis c'est un garçon. Et puis la grande, elle va sans doute avoir son bac : c'est bien, L arts plastiques renforcés, pour une fille. Elles ont le sens artistique, les filles."
Des maths (mais pas seulement) pour mes élèves (et les autres).
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vendredi 15 juillet 2016
Les femmes, les hommes, les maths.
Les troisièmes journées Parité en mathématiques se sont tenues vendredi 8 juillet à l'Institut Poincaré (qui héberge l'association Femmes et mathématiques), et force est de constater que l'événement m'a totalement échappé. J'aurais vraiment bien aimé y aller, mais bon, on ne peut pas tout faire je suppose...
Ces journées ont pour but d'aborder " le sexisme ordinaire, qui contribue à créer un environnement dans lequel les femmes sont, de manière insidieuse et par leur minorité, peu à l’aise ", et particulièrement " le syndrome de l’imposture, qui frapperait davantage les (jeunes) femmes que les hommes, et constituerait une manifestation individuelle consécutive aux inégalités professionnelles et sociales".
Les dessins ont été croqués en direct, et vous retrouverez d'autres ici.
lundi 28 décembre 2015
femme + maths ≠ homme + math ? Ben non.
Il y a trois ans, j'étais allée à l'anniversaire de l'association Femmes et maths, à l'institut Poincaré. J'avais entendu Najat Vallaud-Belkacem, qui n'était pas encore ministre. J'avais surtout participé à des tables rondes et suivi des conférences intéressantes, et vu à l'oeuvre la compagnie théâtrale qui intervient de nouveau ici et qu'on voit dans la vidéo. Le théâtre-forum m'a laissé une très forte impression.
Le but de ces événements est de faire prendre conscience aux collégiennes, lycéennes et étudiantes du poids des stéréotypes et de la façon dont ils pèsent sur leurs choix d’orientation.
Pour les chanceux qui en ont la possibilité, il reste une session, le 14 janvier 2016, à Paris, pour les élèves de troisième et de seconde. Ensuite, des dates sont prévues à Villetaneuseen février, à l'Ecole Polytechnique à Palaiseau en mars, et plus tard à Bordeaux, Lille, Lyon, Montpellier, Nevers, Strasbourg, Toulouse… Et à Rouen, dites ???
Le but de ces événements est de faire prendre conscience aux collégiennes, lycéennes et étudiantes du poids des stéréotypes et de la façon dont ils pèsent sur leurs choix d’orientation.
Pour les chanceux qui en ont la possibilité, il reste une session, le 14 janvier 2016, à Paris, pour les élèves de troisième et de seconde. Ensuite, des dates sont prévues à Villetaneuseen février, à l'Ecole Polytechnique à Palaiseau en mars, et plus tard à Bordeaux, Lille, Lyon, Montpellier, Nevers, Strasbourg, Toulouse… Et à Rouen, dites ???
Au programme cette année, une “promenade mathématique”, conférence donnée par une mathématicienne ; une représentation de Dérivée, pièce suivie d’un débat du public, sous forme d’improvisations théâtrales, proposé par la compagnie LAPS / équipe du matin ; des speed meetings entre les jeunes filles et une dizaine de professionnelles qui viennent présenter leur métier et leur parcours d’études ; des ateliers sur les stéréotypes liés aux métiers et aux disciplines et qui continuent à être véhiculés par la publicité, les médias, etc. Et tout cela est gratuit (mais organisé : elles faire un tour sur la page de femmes et maths pour télécharger les formulaires nécessaires à l'inscription par les profs).
Pour la petite histoire et parce que je n'en suis toujours pas remise, il y a donc trois ans, Cédric Villani nous avait accueilli, puisqu'il est à la tête de l'institut Poincaré et qu'il héberge l'association Femmes et maths. Il avait plus ou moins improvisé un discours d'ouverture, et nous avait expliqué que c'était étrange tout de même que plus de femmes ne se tournent pas vers la recherche en maths, car c'était un des secteurs qui permet d'organiser son temps et de gérer sa charge de travail, ce qui permettait ... d'élever ses enfants et de s'occuper de sa maison... Ah ben alors en effet, c'est curieux tout de même !
mardi 1 décembre 2015
Puisqu'il paraît que je fais genre...
J'ai récemment appris qu'il existait, dans les établissements scolaires, un "référent genre". Je l'ai appris en même temps que j'ai appris que c'était moi, au collège. Cela m'a laissée perplexe, puis mon mari m'a dit que ce n'était pas étonnant vu "comment je la ramène sur le sujet", et que cela m'allait bien.
Bon, il a raison.
Alors j'en profite : je trouve cette campagne contre le harcèlement très bien faite, car très réaliste. Encore hier j'ai croisé une jeune femme qui se faisait siffler par deux hommes, puis huer car elle les ignorait. Elle a enfoncé son nez dans son écharpe et pressé le pas. C'est une agression. Nous devons tous et toutes pouvoir vivre sereinement.
Bon, il a raison.
Alors j'en profite : je trouve cette campagne contre le harcèlement très bien faite, car très réaliste. Encore hier j'ai croisé une jeune femme qui se faisait siffler par deux hommes, puis huer car elle les ignorait. Elle a enfoncé son nez dans son écharpe et pressé le pas. C'est une agression. Nous devons tous et toutes pouvoir vivre sereinement.
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