Allez voir sur le site, c'est animé que c'est parlant et harmonieux.
Des maths (mais pas seulement) pour mes élèves (et les autres).
lundi 5 décembre 2016
Multiplier les matrices avec élégance, c'est possible
Et c'est ici. C'est bien joli, j'aime beaucoup.
Allez voir sur le site, c'est animé que c'est parlant et harmonieux.
Allez voir sur le site, c'est animé que c'est parlant et harmonieux.
Wouf.
Aujourd'hui, ma fille m'a faire les tests du site Pottermore. Ma fille est très très fan des bouquins et de l'univers Harry Potter. J'ai appris que j'appartiendrais à l'école Serredaigle, que ma baguette contient de je-ne-sais-pas-quoi de dragon, mais surtout c'est mon patronus (une projection animale de ce qui anime chacun de nous, si j'ai bien tout compris) qui m'a bien amusée. Et puis un peu vexée. Et puis en fait c'est logique.
Le voilà :
Aaaah, on ne voit pas super bien. Attendez, je vous le montre de plus près:
Le voilà :
Aaaah, on ne voit pas super bien. Attendez, je vous le montre de plus près:
Voilà voilà. L'animal qui incarne mon être dans toute sa spiritualité, sa profondeur, ses aspirations, c'est un Saint Bernard ! Trop la classe. La plupart des gens ont des licornes, des hermines, des aigles, des trucs majestueux. Ben moi, j'ai un gros toutou qui court joyeusement, la langue pendante, pour aller faire boire un petit coup à ceux qui ont le moral en berne... Ah non mais il n'y a pas à dire, c'est distingué !
Cela dit, après l'hilarité consécutive à la surprise et la vexation liée au manque de panache du bestiau, je crains que cela ne m'aille comme un gant. Je ne me sens jamais aussi bien que lorsque j'ai pu aider, réconforter, remettre d'aplomb. Mais sans donner à boire des substances qui bousillent les neurones.
dimanche 4 décembre 2016
Les oreilles qui sifflent
Vous êtes forcément au courant, car cela n'a pu échapper à personne avec le battage médiatique de ces derniers jours : en maths, ça ne va pas pour les Français. Pas du tout, même; Et encore, attendez que PISA sorte ses conclusions dans deux jours, ça va tanguer ! En ce qui me concerne, je me surprends à éviter les journaux... Trop c'est trop. Pourtant, il y a du bon, y compris dans ce que j'ai collé là, juste en-dessous. Mais là, je frôle la surcharge cognitive aggravée.
Ce qui est rassurant, c'est que tout le monde a sa solution, tout le monde sait quoi faire. Ce qui est moins rassurant, c'est que personne ne propose la même chose. Et puis surtout, si une solution simple existait, on peut supposer qu'elle aurait déjà émergé. Mais tant de facteurs sont impliqués, imbriqués, et les représentations mentales liées au problème sont tellement ancrées, que tout cela ne peut évoluer ni rapidement, ni sans une réflexion à tous les niveaux, sans concession, sans misérabilisme. Forcément, c'est pas gagné.
Sur Slate, Louise Tourret a écrit un article qui m'a semblé sortir du lot. En plus, elle cite Michel Fayol (ici, là) dont je suis fan... ; morceaux choisis (mais son article vaut la peine d'être intégralement lu) :
Sur Slate, Louise Tourret a écrit un article qui m'a semblé sortir du lot. En plus, elle cite Michel Fayol (ici, là) dont je suis fan... ; morceaux choisis (mais son article vaut la peine d'être intégralement lu) :
- Ce n'est pas le nombre d'heures consacrées à la discipline qui est en cause, d'autres pays font beaucoup mieux avec des horaires équivalents ou moindre.
- Les partisans de la droite accusent Najat Vallaud-Belkacem, ceux de gauche… François Fillon. (...) c’est surtout la faute à la suppression de la formation des enseignants (2007), aux suppressions de postes et aux programmes scolaires mis en place par la droite en 2008. Au pays de Descartes, on m’a aussi parlé des histoires de frites à la cantine, des règles sur les signes religieux, certains de mes interlocuteurs ont contesté le classement, l'accusant d'avoir un parti pris idéologique et bien sûr d’aucun ont fustigé les pédagogues quand d’autres s’attaquaient aux manques de moyens dans l’Education nationale.
- Les maths en France sont trop souvent synonymes à la fois d’opacité et d'élitisme. Être nul en maths, c’est vu comme quelque chose qui peut arriver, et contre lequel on ne peut pas vraiment lutter. Je suis toujours choquée par la facilité des individus à avouer, sans aucune honte, qu’ils sont ou ont été nuls en mathématiques et en sciences pendant leur scolarité. (...) Rares sont ceux en revanche qui s’enorgueillissent de ne jamais lire ou d’avoir une orthographe du niveau d'un élève de CE2.
- Être nul en maths, c’est quelque chose qu’on ne devrait pas accepter pour soi-même et/ou pour ses enfants, et ne pas revendiquer comme une partie de son identité. (...) C’est primordial, car si nous acceptons pour nous-même l’idée que nous –ou pire, nos enfants– sommes étanches à certaines disciplines, nous ne faisons que véhiculer un postulat délétère.
- Michel Fayol écrit : «Des recherches récentes ont montré que les premières acquisitions arithmétiques ont une influence significative sur les apprentissages ultérieurs.»
- Cela étant, les maths seraient un peu moins effrayantes si elles n’étaient pas devenues un instrument de sélection.
- Alors que faire? Prendre conscience de la gravité du problème. Pousser les enfants et tous les professeurs des écoles à s’emparer des mathématiques et des disciplines scientifiques sans peur (et sans reproche), et nous inspirer de ce qui fonctionne chez nos voisins. Mieux former les enseignants évidemment, les soutenir et sortir les maths de leur bulle! Les maths, les sciences font partie de la culture, ils font partie de nos vies.
vendredi 2 décembre 2016
Une pilote parle aux pilotes
"Il faut qu'il y ait révolution culturelle et structurelle du système éducatif"
C'est la phrase du jour, et c'est une inspectrice vie scolaire qui l'a dite ce matin, en formation inter catégorielle. Il faut que nous parvenions à travailler en inter métier, efficacement, pour nos élèves. Et ça peut marcher : de multiples exemples l'illustrent. Mais pourquoi de façon clandestine ? Pourquoi est-ce si difficile d'être reconnu, légitime lorsqu'on s'implique en s'appuyant (avec humilité, en acceptant de nous remettre en cause, d'évoluer, d'apprendre, de déconstruire et d'actualiser nos représentations) sur ses compétences et ses savoirs ? Ressentir le mépris de certains pilotes alors qu'on cherche à construire, avec eux, est dur. Franchement dur.
L'école est une affaire de ressources humaines, de coordination d'hommes et femmes, et tout ça dépend du pilotage. La révolution dépend donc de vous, avant tout, mesdames et messieurs les pilotes et les cadres.
jeudi 1 décembre 2016
Ifé très froid à Lyon
Aujourd'hui, deuxième journée de formation à Lyon, à l'Ifé. Nous avons eu la chance d'écouter Dominique Lahanier-Reuter et Yves Reuter, qui nous ont parlé de "vivre les disciplines à l’école".
Les deux chercheurs ont étudié les configurations disciplinaires ; mais c'est un des points développés au cours de la journée qui m'a le plus frappée : au travers de leurs recherches, les chercheurs ont identifié des sensations liées aux disciplines : les sentiments et les émotions que les élèves déclarent associer aux disciplines scolaire et le rôle que ce vécu peut avoir dans le décrochage ou l’accrochage scolaire est enfin reconnu, mis en mots de façon claire et franche. Comme c'est toute ma méthode pédagogique qui s'appuie sur cette idée, j'ai eu une bonne vague de légitimité d'un coup. Il me semble que c'est une sorte de révolution, que de formuler ainsi les choses et de les étayer par des éléments de recherche. En même temps, cela ne fait que quelques années que j'ai l'occasion de suivre ce genre de communication, et j'ai dû en rater, des choses.
Je reviendrai sur cette conférence et la rencontre qui a suivi (déjeuner à la cantine inclus) : que du bonheur, et une bouffée d'énergie. D'ailleurs, j'ai acheté leur bouquin. Je vais l'entamer dans le train, demain soir, en revenant dans notre Normandie.
Navadra et nous
Voici la vidéo réalisée par les concepteurs du jeu Navadra. Ils sont beaux mes louloups, et tellement à fond !
Le décrochage des enseignants
On parle beaucoup (et on a raison de le faire) du décrochage scolaire. Mais il n'y a pas que les élèves qui décrochent : la session de formation à laquelle j'assiste avec mes copines REP+ ces jours-ci porte sur le décrochage des élèves, mais aussi sur celui des profs. C'est une problématique nouvelle pour moi. Je sais que nombreux sont les enseignants qui fatiguent, qui peinent, qui souffrent, qui font un burn out, voire qui démissionnent, et parviennent ou pas à se reconvertir. Mais mettre tout cela en mots est intéressant ; chercher à identifier et reconnaître les signes du décrochage des enseignants est quelque chose que je n'avais pas formalisé.
François Jarraud, dans un expresso du café pédagogique de 2015, écrivait déjà sur le thème. Selon lui, "Si l'institution n'est pas le seul facteur de la crise que traversent ces enseignants, la façon dont elle les traite n'est pas pour rien dans leur décrochage." Il explique que "aux Etats-Unis, en Belgique, 40% des professeurs quittent le métier dans les 5 premières années d'exercice. En France les enseignants restent et s'enfoncent dans la souffrance. La crise que traverse un enseignant tient bien sur à sa personnalité. Mais elle renvoie aussi à sa formation, son environnement professionnel et à la crise du système éducatif qui est largement documentée." Il souligne aussi que "les réformes apparaissent souvent comme ayant un fort impact sur eux. ", ce qui résonne ces temps-ci.
La problématique n'est donc évidemment pas nouvelle ; mais le fait qu'on nous y forme, qu'on la mette en mots est une signe d'évolution et, qui sait, de transformation.
François Jarraud, dans un expresso du café pédagogique de 2015, écrivait déjà sur le thème. Selon lui, "Si l'institution n'est pas le seul facteur de la crise que traversent ces enseignants, la façon dont elle les traite n'est pas pour rien dans leur décrochage." Il explique que "aux Etats-Unis, en Belgique, 40% des professeurs quittent le métier dans les 5 premières années d'exercice. En France les enseignants restent et s'enfoncent dans la souffrance. La crise que traverse un enseignant tient bien sur à sa personnalité. Mais elle renvoie aussi à sa formation, son environnement professionnel et à la crise du système éducatif qui est largement documentée." Il souligne aussi que "les réformes apparaissent souvent comme ayant un fort impact sur eux. ", ce qui résonne ces temps-ci.
La problématique n'est donc évidemment pas nouvelle ; mais le fait qu'on nous y forme, qu'on la mette en mots est une signe d'évolution et, qui sait, de transformation.
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