Des maths (mais pas seulement) pour mes élèves (et les autres).
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mardi 5 juillet 2016

Bravo !!!!

Bravo à tous mes petits cocos qui ont TOUS le bac !!! Et bravo aussi à tous ceux que je ne connais pas, tiens, dans la foulée !

vendredi 24 juin 2016

Non au tirage au sort en université

Sur le blog Histoire-géo de monsieur Auger, on trouve un article qui fait écho à celui que j'ai publié hier :
" Le tribunal administratif de Bordeaux a considéré que la pratique du tirage au sort, arrivant en dernier ressort pour départager des candidats trop nombreux dans certaines filières universitaire, était sans fondement légal."
(...)
" Si l’on s’en tient au code de l’éducation, le principe est pourtant clair : tout bachelier, sans distinction aucune, doit pouvoir s’inscrire dans l’université de son choix. "

Ouf. J'espère que ce genre d'initiative (ici il s'agit d'un jeune dont l'inscription en STAPS a été refusée) va se généraliser. Il ne sert à rien de manoeuvrer pour qu'une si grande part des sortants de lycée aient le bac si c'est pour ne rien en faire. Le seul intérêt du bac, pour eux et pour le pays est de leur permettre d'accéder une formation dans l'enseignement supérieur.


jeudi 23 juin 2016

Le téléphone sonne pendant le bac

Sur France Inter dans Le Téléphone Sonne du 20 juin 2016, la question était : faut-il réformer le bac ? Pour apporter des éléments de réponse, Nathalie Mons, sociologue, présidente du Conseil national de l'évaluation du système scolaire, et Armelle Nouis, proviseure du lycée Hélène Boucher à Paris, étaient sur le plateau d'Eric Lainé.

Première question évoquée, par un Jean-Jacques (un chouillat sexiste par ailleurs, merci à l'animateur de l'avoir repris) : le bac est-il un examen de fin d'études, ou un examen d'entrée dans le secondaire ? Ne serait-il pas préférable de vraiment donner le bac à tout le monde (je suppose donc de le supprimer), plutôt que de faire comme si le bac avait une réelle valeur ?

Les deux invitées reconnaissent qu'il y a tromperie, en quelque sorte : Arielle Nouis remarque que les différentes filières sont très inégales, du point de vue sociologique en particulier (la majorité des enfants de cadre sont en S), et tous les bacs ne se valent pas, selon Nathalie Mons. Il serait donc nécessaire de réformer le bac pour ne pas donner l'illusion d'avoir un bac qui n'a pas le poids que l'on prétend. C'est vrai : certains bacs sont plus vendeurs que d'autres, et ne mènent ni vers les mêmes poursuites d'études, ni vers la même professionnalisation. Une proposition d'une des invitées est de supprimer les filières et de proposer une modularité des enseignements qui nuance les inégalités : proposer certains enseignements technologiques, par exemple, en même temps que la philo ou les maths. On n'aiguillerait pas les élèves aussi tôt et ils choisiraient une partie des disciplines de leur cursus en fonction de leurs appétences.


Caroline, ensuite, au téléphone, note qu'APB, qui gère la poursuite d'études dans le supérieur, ne s'appuie "que" sur les bulletins de première et des deux premiers trimestres de terminale, et pas du tout sur le bac (sauf qu'il faut avoir le bac pour avoir le droit de s'inscrire dans le supérieur, bien sûr).  C'est d'autant plus paradoxal que pour intégrer une école à l'étranger, ce sont les notes du bac français qui sont prises en compte. Autrement dit, nous ne parvenons pas à utiliser notre bac pour l'orientation post-bac. Et à l'université, lorsqu'il n'y a pas suffisamment de place, on y entre par tirage au sort. Une des intervenantes explique que cela génère des inégalités contreproductives : elle prend l'exemple de la filière STAPS (fac de sport, en résumé). Un élève de son établissement, de filière L, qui a glandouillé, est pris. Un autre, un S qui a bossé, régulièrement n'a pas été tiré au sort. Et pourtant, en terme de chances de réussite, c'est le second élève qui a le plus de chances de décrocher sa licence : les programmes de STAPS nécessitent d'avoir un bon socle scientifique, et d'être travailleur. En université, le taux de passage en deuxième année est inférieur à 50%. Forcément, et ce qui est embêtant, ce n'est pas de donner sa chance à l'élève de L (qui va peut-être se réveiller en STAPS, se mettre au boulot, s'éclater et au final réussir). Ce qui est embêtant, c'est de priver l'élève de S de ces études. L'idée même de ne pas pouvoir aller à la fac dans la filière de son choix me semble un dysfonctionnement de la part de l'Etat. Les syndicats étudiants ne veulent pas entendre parler de sélection par le dossier, mais tant qu'à avoir une sélection, ce serait tout de même plus juste de sélectionner sur le dossier et la motivation... Si vraiment il faut une sélection, encore une fois.

Le bac, ce "monument national", sert-il ou pas à quelque chose ? A l'étranger, des examens du type du bac français se développent, alors même que nous remettons chaque année la question de son existence en France sur la table. D'une certaine façon, le bac réduit les inégalités par son fonctionnement national et sa centralisation. Mais 19 épreuves en bac S, par exemple, n'est-ce pas excessif ? Et le système de filières et celui des options, lui, aggrave les inégalités. 

Un auditeur propose de dégager le bac pour proposer un système de validation de compétences et de choix à la carte, qui serait sans doute très chouette et aussi très difficile à organiser et très coûteux. Mais le bac coûte très cher lui aussi. Et enseigner, éduquer, c'est évidemment une priorité : si les dépenses sont importantes mais que c'est pour un dispositif efficace, le jeu en vaut la chandelle !

Un autre auditeur pose la question du niveau : le niveau baisse-t-il vraiment ? Armelle Nouis note que des épreuves de technique ont été rajoutées, qui ont fait monter les résultats, comme les options, les TPE ou certaines épreuves orales par exemple. Pour autant, ces épreuves ne changent pas la valeur elle-même du bac. D'un autre côté, nos résultats aux enquêtes comme PISA baissent. C'est encore un paradoxe. D'autre part, la France est en queue de peloton en termes de diplomation des jeunes en fin de secondaire dans l'OCDE. Et on n'est ni plus nuls, ni plus sélectifs : la logique philosophique en France est que si un diplôme a un fort taux de réussite, il ne vaut rien. Alors qu'on pourrait considérer que c'est bien d'avoir plus de jeunes qui soient formés ! En ce sens, c'est toute la philosophie de l'évaluation et donc de l'enseignement, la façon même de transmettre notions, compétences et savoir-faire qui sont interrogées. 

lundi 20 juin 2016

Ma cocotte au bac !

Ma cocotte, ma petite cocotte sur laquelle j'ai tant travaillé, hé bien paf, elle est la star d'un sujet de bac, le sujet de STI2D. C'est amusant de voir comme chacun de notre côté, pour des applications différentes, nous pouvons avoir les mêmes idées :



Dans cette première partie, il s'agit de construire la cocotte. Le procédé de construction est exactement le même que dans l'activité proposée dans le cadre de la réforme, sauf pour les arcs symétriques. Mais cela me donne envie d'introduire cela pour les élèves de cycle 4.


Toute une partie sur les tangentes... Chouette idée. Je vais travailler dessus pour en faire quelque chose du cycle 4 au lycée, je pense.


La partie 1, nous l'avons aussi traitée de la sixième à la troisième. En adaptant le vocabulaire, bien sûr. Un élève de sixième avait eu tout seul l'idée de la question 2a et l'avait résolue. Il faut que je retrouve son travail...


Cette cocotte, elle est vraiment formidable !


vendredi 17 juin 2016

Bac, DNB et réussite

En ces temps d'examens, re-précisons deux ou trois choses à savoir :
- Ne pas avoir le brevet n'implique pas de redoubler la troisième ;
- Obtenir le brevet, même avec une mention, ne signifie pas que le lycée sera un long fleuve tranquille ;
- Ne pas avoir le brevet indique un niveau général scolaire faible. Mais ce n'est pas rhédibitoire : un élève sur deux ayant obtenu au plus 8 de moyenne au brevet obtient le baccalauréat, avec des disparités selon les académies.

Il convient donc de prendre le brevet pour ce qu'il est : un indicateur d'un niveau atteint, à un moment donné. Rien de plus.

Un article de Mediapart approfondit la question. A noter au passage que Rouen fait partie des académies qui ont moins de diplômés au baccalauréat professionnel (de 27,8 % à 30,4 %) que la moyenne de la cohorte (31,8 %).


L'étude de la DEPP (direction de l’évaluation de la prospective et de la performance) sur laquelle s'appuie l'article indique que les académies ayant l’accès le plus élevé au baccalauréat général sont également celles où l’accès au baccalauréat technologique est le plus élevé. De la même façon, les académies ayant l’accès le plus faible au baccalauréat général sont également celles où l’accès au baccalauréat technologique est le plus faible. L'accompagnement des élèves en difficulté au niveau du lycée a également une grande importance, et donc les politiques d'académie sont décisives.

L'article conclut : "Cette étude éclaire positivement les trajectoires scolaires : la réussite est possible pour les élèves en difficulté scolaire en 3e, et pas seulement en voie professionnelle."
Chouette, non ?

Et puis d'ailleurs, on peut "réussir" sans le bac.

mercredi 1 juin 2016

Un deuxième sujet du bac S 2016

Le sujet du Liban est sorti, et il est ici.

  • Le premier exercice est un exercice de géométrie dans l'espace. Il y est question de distances, de repérage, reproduit scalaire. En fin d'exercice, il s'agit de déterminer l'intersection de deux plans et de construire une section. 
  • Le deuxième exercice traite des probas, en trois parties : la partie A nous place dans un schéma de Bernoulli, la partie B enchaîne sur un intervalle de fluctuation, et la partie C réactive les probabilités conditionnelles. Pas de probas continues donc dans cet exercice.
  • L'exercice 3 propose une étude de fonction (avec de l'exponentielle), et enchaîne sur une étude de suite définie par une intégrale. Cet exercice-là me semble un peu particulier, dans le sens où il traite vraiment d'intégration.
  • L'exercice 4 des non spécialistes est un QCM dans lequel se succèdent la loi normale, les complexes (avec un ensemble de points à déterminer, ce qui ne va pas plaire à mes élèves), du théorème des valeurs intermédiaires ou de la résolution d'équation et un algo, pour lequel il faut donner l'affichage final.
  • L'exercice 4 des spécialistes est aussi un QCM avec de l'arithmétique (congruence, théorème de Gauss), un graphe probabiliste et un algo également.
  • L'exercice 5 amène à étudier une suite de nombres complexes et à en faire une interprétation graphique.

Je vais commencer à traiter ce sujet aujourd'hui, ce qui précisera mon avis, mais il me semble assez classique. Il a de commun avec le sujet de Pondichéry d'aborder la notion d'intervalle de fluctuation asymptotique, de remettre plus à la mode les probas conditionnelles, et de demander une section de solide.