Des maths (mais pas seulement) pour mes élèves (et les autres).
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dimanche 15 janvier 2017

La sagesse des anciens, ça se mesure en tonneaux

Demain, nous allons, en sixième et peut-être en cinquième, regarder cette vidéo :


Je ne dis rien de plus pour l'instant, car un nombre assez important de mes élèves vient se promener ici régulièrement. Alors chut sur mes objectifs pour le moment, même si c'est assez clair...
Et je reviens demain avec un petit bilan !

mercredi 11 janvier 2017

Quantitalitatif, et secret, en plus.

Entendu aujourd'hui :
  • Le caractère de la série statistique, il est quantitalitatif.
  • Là, le caractère est quantitatif, et secret.
  • La transformation qui transforme B en D, c'est une transaction.
  • MDFB, c'est un coléoptère particulier !
  • La trigonométrie, ça me donne mal au coeur.
  • En fait un vecteur c'est comme une espèce de demi-droite, mais des deux côtés, et avec une pointe. Vous auriez dû me dire ça dès le début, j'aurais compris !
Et la dernière, parce que voir la tête des élèves était vraiment très très drôle :
{C'est l'époque des réunions parents profs ; j'ai donc rencontré des mamans et des papas}
Mon père, il a dit que vous êtes vraiment bonne, madame. {les élèves présents autour de l'auteur du compliment se figent ; mon petit élève, lui, est tout content, avec le regard parfaitement limpide. Il s'aperçoit que quelque chose est bizarre...}
Ben quoi ? je suis d'accord, moi. Vous êtes trop bonne prof.
{Soulagement collectif et simultané, tout le monde se remet à respirer}

samedi 7 janvier 2017

BHL à Nanarland, avec des maths dedans...

Mon mari a attiré mon attention sur cette affiche de film :


Ce film, datant de 2009, est ainsi décrit sur Allociné : professeur de mathématiques, Régis Deloux a un jour le pouvoir de voyager dans les films où il rencontrera enfin la femme de ses rêves.


Quelqu'un l'a vu ? Parce qu'après avoir lu la critique sur Nanarland, ça ne va pas être possible. Même sous un angle sociologique. 

Alors ça, ce sont des élèves. 
Cinéma a été un échec, semble-t-il très médiatisé. Le flop a été tel que Cinéman a plongé son réalisateur dans la dépression, après qu'il a essayé de "sauver" son film en enchaînant erreur sur erreur. Par exemple (et on s'en aperçoit même dans la bande annonce), il a modifié après coup les dialogues, en post-synchronisation.


Il y eut tout de même quelques critiques positives : l'hebdomadaire Marianne (« un formidable sacrilège que ce film, qui malaxe les grands titres de cinéma et rend hommage à l'illusion ») et le Figaro (« rien ne ressemble à cette comédie d'amour déjantée, divertissante et réjouissante »), deux journaux dans lesquels a écrit Yann Moix, le réalisateur. Le film bénéficiera également d'une pleine page d'éloges dans Le Point, sous la plume de Bernard-Henri Lévy (« le spectacle le plus impressionnant qui nous soit donné de voir ces jours-ci » et même « un film qui fera date », convoquant Auguste Comte et Hegel pour appuyer son analyse) ; Yann Moix avait en fait demandé à BHL de lui écrire une bonne critique, après lui-même avoir écrit un bon article sur son film Le Jour et la Nuit, massacré par la presse.

Le film a été primé deux fois sur trois nominations lors des Gérard du cinéma 2010 : Franck Dubosc pour le Gérard du désespoir masculin et le film lui-même pour le Gérard du plus mauvais film.

lundi 12 décembre 2016

Mots de classe et asymptotes

Il y en a dans tous les styles, et de tous les genres :

Une élève, qui me fait plaisir et me laisse finalement perplexe :
Madame, j'aime beaucoup votre classe. C'est ma préférée. Elle est tellement décorée, on sent que vous aimez quand on fait des choses bien. Du coup, moi, je m'y sens chez moi. C'est marrant qu'il y a des profs qui trouvent que c'est nul de décorer comme vous faites.

Un étudiant, qui a tort, en l'occurence. J'était parfaitement claire :
Non mais vous savez, à un moment donné se reposer c'est la chose la plus rationnelle à faire. Parce que là je ne comprends même pas ce que vous essayez de dire. Pourtant je constate que vous y mettez du coeur, mais je ne comprends pas.

Un élève que je ne connais pas, au club maths :
Mais donc un jour vous vous êtes dit tiens, je vais faire des maths, comme métier ? C'est bizarre, hein. Je préfèrerais encore croque-mort ou écrivain. Enfin non, pas écrivain, quand même. Ecrivain, c'est mortel.

Un élève, qui m'a bien énervée :
Madame, j'vous adore. Même quand vous me disputez, ben même ça c'est bien fait.

Une élève, qui peut être rassurée : en vacances, ça va très bien aussi, même si je serai heureuse de retrouver ce petit monde :
On va trop vous manquer, pendant les vacances non ? Comment vous faites sans nous en fait ?

Et ma préférée, d'un étudiant :
Vous êtes quelqu'un d'asymptotique. Vous avez un problème avec vos limites.
Mmmh, possible.


lundi 5 décembre 2016

Wouf.

Aujourd'hui, ma fille m'a faire les tests du site Pottermore. Ma fille est très très fan des bouquins et de l'univers Harry Potter. J'ai appris que j'appartiendrais à l'école Serredaigle, que ma baguette contient de je-ne-sais-pas-quoi de dragon, mais surtout c'est mon patronus (une projection animale de ce qui anime chacun de nous, si j'ai bien tout compris) qui m'a bien amusée. Et puis un peu vexée. Et puis en fait c'est logique.

Le voilà :


Aaaah, on ne voit pas super bien. Attendez, je vous le montre de plus près:



Voilà voilà. L'animal qui incarne mon être dans toute sa spiritualité, sa profondeur, ses aspirations, c'est un Saint Bernard ! Trop la classe. La plupart des gens ont des licornes, des hermines, des aigles, des trucs majestueux. Ben moi, j'ai un gros toutou qui court joyeusement, la langue pendante, pour aller faire boire un petit coup à ceux qui ont le moral en berne... Ah non mais il n'y a pas à dire, c'est distingué !

Cela dit, après l'hilarité consécutive à la surprise et la vexation liée au manque de panache du bestiau, je crains que cela ne m'aille comme un gant. Je ne me sens jamais aussi bien que lorsque j'ai pu aider, réconforter, remettre d'aplomb. Mais sans donner à boire des substances qui bousillent les neurones.

samedi 19 novembre 2016

Le shopping quand on est prof de maths

Je profite de mon déplacement en ville pour mon mémoire pour faire un peu de shopping... Je me ballade dans un magasin de vêtements, et je me retrouve dans les cabines, à essayer une robe qui ne me va pas du tout, quand j'entends une jeune femme demander à son amoureux et au vendeur : " 79€, à -30%, ça fait quoi ? "
Son amoureux réfléchit : " Ben ça fait heu attends heuuu 49€ ? Hein, c'est ça, 49€ ? "
Le vendeur rétorque : " Ah je sais pas, moi je m'occupe des cabines, pas de l'encaissement. Ca fait moins, ça c'est sûr, ahahah. "
La jeune femme reprend : " Mais t'es sûr, chouchou ? C'est aussi simple que ça, tu enlève 30 ? Ah je suis pas sûre, moi. Je crois pas. "
Bon je craque, je ne peux pas résister, il faut que j'explique. Et puis elle va être déçue à la caisse, cette petite nénétte. Alors je passe la tête hors de la cabine, et je lui confirme que ses doutes sont fondés. Mais le pire, c'est que je n'arrive pas à lui donner directement la réponse : je la questionne, je reformule, pour qu'elle vienne d'elle... Non mais c'est pas possible, d'être aussi déformée professionnellement !!! Et vas-y que je te parle d'ordre de grandeur, et allez qu'on cause un coup de coefficient multiplicateur... N'empêche, elle a conclu : "Ah mais c'est super simple en fait ! Je fais 8x7 et donc 56 et donc en fait, 56€ parce que je mets un zéro à cause du 80 mais je l'enlève à cause du 0,70." Bravo mademoiselle, c'est très bien, vraiment.
En partant, j'ai entendu dans mon dos son compagnon : "Non, elle est forcément prof, ou comptable. Je dirais prof, vu sa tête."

Aïeuuuuuuu.

vendredi 11 novembre 2016

Ah, j'ai un rhume

Il y a peu, en route pour une formation après une matinée particulièrement difficile professionnellement (c'était prévu mais ce n'est pas pour autant que c'est agréable), je roule sous une pluie battante. J'aperçois ce que je pense être des gendarmes à une entrée d'autoroute.

Ah tiens, sur les quatre, trois sont cagoulés... Et ont une espèce de mitraillette qui leur barre le torse. Ben dis donc, qu'est-ce qu'ils cherchent, ceux-là...

Ah, tiens, ils me font signe. Crotte, je vais être en retard, encore plus que je ne le suis déjà. Je me gare. Oui, j'ai mes papiers. L'homme qui s'adresse à moi est à visage découvert et son blouson indique "Douanes".

Ah d'accord, je descends. Mais heu il pleut à verse et je n'ai sur les épaules qu'un chemisier ; je tente un "Je vais travailler, là, j'anime une formation pour des profs de maths... Je vais être en retard..." et je me fait rembarrer. Ok. J'essaie autre chose : "Je ne peux pas rester dans la voiture ? Il pleut fort." Non, bon ben super, c'est bien aussi, la pluie.

Ah, ils entament de fouiller mon véhicule. Oui, c'est le bazar : j'ai mon sac de documents de formation réforme, mon carton de formation ESPE, mon cabas de formation REP+, une multitude de sacs vides de chez Leclerc, et un bronx pas possible. J'ai des enfants, quoi... Et je ne range pas ma voiture. En attendant j'ai froid et ça goutte de partout.

Aaaaaaah non, s'il vous plaît monsieur, ne renversez pas mon carton comme ça, je les ai triés longuement ces documents, et puis il pleut, pourriez-vous procéder différemment s'il vous plaît ? C'est mon travail, vous comprenez ? Merciiiiii...

Ah, ça ? C'est du café moisi. Le thermos est là depuis disons un mois et demi et comme ça me dégoûte je n'y touche pas... C'est curieux, hein, même non sucré du café ça peut moisir. {sourire embarrassé}

Ah, non, je n'ai rien à dire monsieur, juste ça me stresse que vous soyez à cinquante centimètres de moi avec une arme, pendant que vos collègues fouillent dans mes affaires comme si c'était les leurs. {Le monsieur cagoulé me regarde, ne dit rien mais met de la distance entre nous, ce que j'apprécie}.

Ah ben non, le chien non plus il ne trouve rien, en même temps c'est logique, il n'y a rien à trouver. J'ai super froid. Mon chemiser est complètement collé sur mon buste, top chic pour animer ma formation. Après les soirées en boîte tee-shirt mouillé, j'invente un genre : les formations pour la réforme du collège chemisier trempé.

Ah chouette, je peux repartir. Je suis la seule à avoir dit au revoir.

Aaaah, j'aime les bonnes journées.


PS : je sais que ces messieurs faisaient leur travail, qu'il est nécessaire. Mais la bienveillance est-elle uniquement à la mode dans l'EN ?

vendredi 28 octobre 2016

Des maths plein les chaussettes

Lors de mon petit séjour parisien avec les CRAP, j'ai eu le temps de faire du shopping pour ramener des bricoles aux enfants : un hibou porte-lunettes, une fleur qui gigote des feuilles au soleil, un moule faire des oeufs au plat en tête de mort, une cuillère-écureuil pour tartiner les pâtes à tartiner sans huile de palme, bref, que des choses absolument indispensables. Et juste, avant de prendre le train, j'ai trouvé la cerise sur le gâteau : des chaussettes à angle droit !


Je vous sens dubitatifs. Mais si, je vous jure, ce ne sont pas des chaussettes classiques. L'étiquette insiste sur l'angle doit, et dans le magasin il était indiqué "chaussettes à 90°". Mais cette fois ce n'est pas en référence à la température de lavage.


Forcément, j'en ai ramené à la maison. Selon la marque qui les commercialise, "La forme est naturellement adaptée au contour complet de votre talon, vous pouvez ainsi bouger librement sans risque de glissement de la chaussette. La chaussette est parfaitement ajustée pour apporter un bien-être maximum. L'élastique de la chaussette est ferme, vous procurant confort et soutien sans jamais trop serrer."
Les maths au secours d'un véritable objet technologique... Quand je vous dis qu'elles sont partout ! (les maths, pas les chaussettes)

mercredi 26 octobre 2016

Dans le métro à Paris

Lors des journées du CRAP, j'ai eu l'occasion de prendre le métro. Même si je préfère flâner nez en l'air à la surface, il m'a bien fallu m'enterrer un peu.
Même dans le métro, j'ai eu de quoi me mettre sous ma dent de prof de maths.

D'abord, une citation de Ben :


N'importe quoi... Monsieur Ben, je trouve que vous écrivez des bêtises. D'abord, la vérité n'est pas forcément belle. Ensuite, en communiquant ce que vous communiquez, vous passez cette pseudo-vérité par le filtre de votre subjectivité. Et enfin, le fait que 1 + 1 = 2, ce n'est pas une vérité, c'est une convention.

Ensuite, voilà-t-y pas qu'Oscar Wilde s'en mêle et joue son gars-de-base-qui-a-un-truc-à-dire-sur-l'éducation.

D'aaaaccord. Alors déjà je ne suis pas sûre, même si je ne trouve pas d'exemples pour étayer mon propos, là tout de suite, et ensuite on pourrait discuter sur l'assimilation éducation-enseignement. C'est faible, comme propos, je trouve. Ca m'a agacée. Et ne me sortez pas l'amour : aimer, ça s'enseigne, par l'exemple, dès tout petit petit.
Cela dit, en farfouillant sur Oscar Wilde, j'ai trouvé une "peut-être citation" que je trouve tout à fait admirable : à l'agonie, Oscar Wilde aurait dit "Soit ce papier peint disparaît, soit c'est moi". Alors là, chapeau bas, cela ne manque pas de panache.

Demain, je vous raconterai les chaussettes spécial matheux.

C'est l'aventure, quand je vais à Paris...

La prof elle a faux

J'ai donné cet exercice (issu du Dimensions 6ème) à mes élèves, en devoir maison, avant les vacances :

Et puis j'ai corrigé mes copies. Je m'attendais à des difficultés liés au mot "jante". Les élèves sont assez peu familiers de problèmes pneumatiques. Et en fait, moi aussi.

J'ai obtenu des réponses de plusieurs ordres :

  • Réponse la plus fréquente : 60 cm (ce qui correspond à l'épaisseur du pneu).


  • Ensuite, deux ex-eaquo : 120 cm (car on compte aussi le pchuit du "haut" du pneu, et 5 cm (erreur de vocabulaire entre rayon et diamètre) :



  •  Trois copies ne proposent pas de réponse.


  • Enfin, trois propositions à exemplaire unique :
Sur celle-ci, une erreur de choix d'opération, qui semble indiquer que la consigne n'a pas pris sens:

 Ici, je ne sais pas, parce que je n'ai aucune justification par l'élève. Peut-être a-t-il effectué 125x2=250, puis a-t-il ôté deux fois les 5 cm proposés par ses camarades ?

Et puis enfin une proposition qui ne tient pas compte de la résistance de la jante :

Mais pourquoi donc nous parle-t-elle de tout ça, vous demandez-vous ? Hé bien pour une raison fort intéressante : je me suis trompée, moi, dans ma correction. J'ai faux. A un exercice de sixième. Ben bravo madame Lommé, c'est pas joli-joli.

Pour ma part, j'avais répondu : 2 x 125 - 130 = 120. Hop, 120 cm, ou 1,20m pour ceux qui préfèrent. Et puis, après avoir achevé la correction de mes copies (c'est toujours plus drôle de se rendre compte qu'on s'est trompé après avoir terminé), je me suis demandé pourquoi autant d'élèves n'avaient pas tenu compte du "haut" du pneu. Leur "erreur" n'était pas si grave, puisque l'exercice portait avant tout sur la distinction rayon/diamètre. Indulgente, que j'étais, un peu style "Ah ah ah les jeunes, ce n'est pas grave, c'est une erreur de petiot qui ne sais pas comment c'est fichu une jante et un pneu".

Mais quelque chose titillait mon cerveau. J'ai donc posé l'exercice à ma fille de cinquième. 60cm, elle répond. Je lui demande de soumettre l'ex à mon fils de terminale S. 60cm, il répond. Je ne me démonte pas : "Ben ça c'est rigolo, vous faites tous la même erreur ! Le pneu, il se dégonfle de partout !" ; ma fille me répond "Ah oui, t'as raison, ben 120 alors." Mais mon fiston intervient : "Bah non maman, réfléchis! Le camion, il ne repose pas sur le pneu !"
Comment ça, il ne repose pas sur le pneu, je me demande en fixant mon loulou d'un oeil perplexe... "Mais il se dégonfle aussi en haut, le pneu..."
"Mais oui maman, mais le camion est fixé sur un essieu, il n'est pas posé sur le pneu. Sinon tu imagines, quand il avance, badaboum ! Il se dégonfle de partout, mais on s'en fout en fait ! "

Ah oui tiens ça y est j'ai compris. {un ange passe} Rhoooooooooo oui d'accord non mais n'importe quoi moi. Pis j'ai tout corrigé en indiquant 120 juste et 60 faux...

C'te honte...

mardi 25 octobre 2016

Comment on ment aux enfants

Total, ils tournent mal et deviennent profs d'histoire-géo (hihihiiihiii)

Mais en même temps, il a tout à fait raison, monsieur Erre. Moi aussi, j'ai trouvé ça gonflé, en mon temps : finalement on peut soustraire 6 à 4, finalement un carré peut être négatif, et quoi  encore ? Du coup, je ne dis jamais ce genre de choses aux élèves, et j'essaie de leur expliquer dans quel ensemble on se place pour affirmer ces bêtises.

mardi 4 octobre 2016

Le sens de ma vie

En visite dans une classe, aujourd'hui, j'observe l'enseignant. Je suis assise au fond. Mon petit voisin rame et répond à la consigne de l'exercice en faisant ce qui pourrait ressembler à si méprendre à n'importe quoi, si on n'est pas de très très bonne volonté. Mais je suis pleine de bonne volonté ! Je me penche vers lui, et je lui chuchote :
" Tu peux m'expliquer ce que tu fais, là, pour répondre à cet exercice ? "
Il me répond en chuchotant aussi :
" Non, j'peux pas. J'fais n'importe quoi, pour pas que il me crie."
"Ah. Tu veux que nous relisions la consigne, pour essayer de comprendre, tous les deux ? "
" Non mais c'est pas la peine : moi je comprends rien et pis vous, si vous êtes obligée de revenir à l'école alors que vous êtes vieille, c'est pas maintenant que vous allez comprendre. "
Je réfléchis à quoi répondre, en souriant à ce petit bonhomme. Probablement pense-t-il, devant mon micro-silence, que je suis en difficulté, que moi-même je rame, que je souffre comme lui. Alors il ajoute, consolant :
" Mais faut pas vous inquiéter, les maths ça sert à rien. Enfin, les maths de l'école, hein. A rien du tout. Mais ça faut pas le dire au prof, lui il croit que si. Et il est sympa, alors ... "
Et il me sourit.

Je me sens un petit peu seule, d'un coup...

lundi 20 juin 2016

Aujourd'hui, épreuve de maths en S

C'est le jour de l'épreuve de maths en section S. Hé bien nous allons lâcher un peu nos jeunes candidats, et embêter les ronchons :


Et toc ! Ce n'est pas si simple, le bac, non non non...En tout cas les épreuves de maths de terminale S ne sont pas bradées.

vendredi 17 juin 2016

Le théorème de Futurama

Futurama, tout comme Les Simpson, est une série dans laquelle on croise des maths. D'ailleurs, je me suis acheté le bouquin sur les maths des Simpson, et je vais profiter de l'été pour le lire.
Aujourd'hui, le théorème de Futurama, au travers de Deux minutes pour comprendre :


Sympa, non ?

samedi 11 juin 2016

Les maths, c'est deux fois plus important que l'histoire-géo. C'est le Monde qui le dit.

Ben oui, et je le prouve : ce matin, sur une quarantaine d'articles, on en trouve 15 sur l'Euro (ça va être loooooong), 4 sur les grèves, 2 sur les élections américaines, 2 sur les pluies de la semaine dernière, un seul sur la Syrie, un seul sur le Pérou...
Mais le premier article qui parle de maths (en vue du bac) est en 20e position. Alors que le premier sur une autre discipline est en 40e position, et c'est l'histoire-géo.


Conclusion : les maths, c'est deux fois plus important que l'histoire-géo.


Ben quoi, c'est pas du journalisme scientifique, ça ?


Ah, je croyais...

Heureusement, le toujours excellent Fabrice Erre est là pour nous réconcilier (parce que là, mon mari prof d'histoire, il boude...) :


mercredi 11 mai 2016

Il y a les droites pas rallèles, et les autres

Les prénoms ont été modifiés, bien sûr :

Moi : Pourquoi tu as balancé Luis contre le mur ?
L'élève : C'est Antonio, il m'a énervé.
Moi : Mais tu as balancé Luis, pas Antonio ???
L'élève : bah oui, Antonio il m'aurait défoncé !

Moi : Non mais là il faut que tu arrêtes de parler, parce que tu atteins les limites de ma résistance nerveuse.
L'élève : Mais je parlais pas !
Moi : Pardon ?
L'élève : Mais on madame, je parlais pas, je bavardais juste !
Moi : C'est quoi la différence, pour toi ?
L'élève : Parler c'est pas bien, mais bavarder c'est normal !


Moi : Elles sont comment, ces droites ?
L'élève : Parallèles.
Moi : Ah bon? C'est quoi, ça ?
L'élève : C'est le point où elle se coupent.
Moi : Elles se coupent et elles sont parallèles ?
L'élève : Ben oui, elles sont pas rallèles !
(J'ai mis un temps fou à comprendre)

Moi : le robot avance sur le pont, et la consigne dit que le pont n'a pas de garde-corps. Vous avez compris ce qu'on cherche à savoir ?
Les élèves : oui, on veut savoir si le robot tombe à l'eau ou si il arrive au bout du pont.
Moi : D'accord. Comment allons-nous faire ?
Jordan : C'est idiot, madame, comme exercice.
Moi : Ah, pourquoi ?
Jordan : si le robot il a un garde du corps, il ne va pas tomber, le garde du corps il va le rattraper !

lundi 9 mai 2016

Baffe

Ca m'arrive régulièrement, mais quand même... Je passe dans le hall et une élève (que je ne connais pas, par ailleurs) m'interpelle. Elle commence par un gentil "Bonjour madame Lommé !" et continue d'un ton tout aussi gentil, et curieux :


"Madame, vous auriez fait quoi si vous aviez réussi, dans la vie ?"

"Heuuuu ben en fait tu vois, je voulais être prof, moi..."

"Ah oui d'accord..."

(blanc)

"Non mais c'est bien qu'il y en ait qui avaient envie de faire ça, hein."

(re-blanc)

"Mais c'est bizarre, quand même. Pourquoi vous avez eu envie d'être prof, et en plus de maths ?"

Allez, quizz : qu'ai-je répondu, selon vous ?

mercredi 2 mars 2016

Coca-Cola et les messages mathématiques subliminaux

Il y a quelques jours, nous dinions avec mon fils dans un resto de burger avant d'aller écouter une conférence scientifique. J'avais pas mal bossé, mais pas des maths : j'avais animé une formation transdisciplinaire. Je n'étais donc pas immergée dans la grande mathématique.
Lorsque j'ai regardé la bouteille de coca de mon fils, j'ai été stupéfaite : mais pourquoi mettent-ils un symbole π sur l'étiquette ??? Tu as vu, Victor, il y a un π, là !!!
Victor me regarde, intrigué : où ça ? Il a fait tous les efforts du monde, jamais de la vie il ne voyait un π.


Là où je voyais un π (un peu bizarre, certes), il y avait "7%", en fait. Ce qui est étrange, c'est que même quand mon fils m'a dit ce qui était écrit, je n'arrivais pas à voir autre chose que π. J'ai dû me concentrer et presque m'imposer de voir "7%".


Je me demande si c'est grave. Et si mon fils me pense saine d'esprit.

dimanche 21 février 2016

J'ai fait mon cartable, maman !

Hé oui, comme souvent après des vacances, demain je repars au boulot avec ma valise. Ca va encore faire sourire Sébastien, mais je n'ai pas trop le choix : j'avais emmené plein de lecture pour préparer les formations de la période à venir, des jeux et des bouquins que j'ai montrés à mes étudiants le vendredi des vacances, et puis nous sommes allés faire un tour chez le bouquiniste cette semaine, j'avais accumulé des tonnes de copies... Mon cartable ne supportera pas tout ça.


Demain matin, il va falloir s'activer : arrivée dans ma classe tôt, photocopies, rangement, et c'est reparti !